
- Photo extraite du film "Viva Cuba", du réalisateur Juan Carlos Cremata Malberti.
Une épouse cubaine, et surtout, une sympathie à peine dissimulée pour Fidel Castro : ces affinités ont valu à M. Bel des critiques dans son propre camp où, depuis les années 1970, la doctrine antitotalitariste résume toute expérience socialiste au Goulag et à la répression.
En visite à La Havane, le Président du Sénat, qui se réclame d’une vision moins idéologique, a évoqué positivement l’expérience cubaine… et annonce, dans une interview retranscrite sur un site lusophone, un réchauffement des relations entre les deux pays.
Selon Jean-Pierre Bel, les rapports bilatéraux entreraient dans « une phase décisive », après la rencontre de Santiago où « les dirigeants des deux continents ont échangé sur l’avenir de notre monde et des modèles de société que nous voulons construire ». Un tantinet flous, ces propos s’achèvent néanmoins par une affirmation quelque peu inattendue : « j’ai parlé personnellement avec le président de la République et il y a une réelle volonté de renforcer nos liens avec La Havane ».
Des sanctions « archaïques »
Les perspectives ouvertes par les nouvelles mesures de « libéralisation » annoncées par Raúl Castro ne semblent pas étrangères à la démarche de M. Bel. Celui-ci évoque avec emphase les partenariats d’ores et déjà établis, tels que « le mariage magnifique entre (…) la marque Havana Club et la société Pernod-Ricard », « Air France, qui occupe également une place importante à Cuba ».
De ce rapprochement pourrait néanmoins découler une modification de la « position commune » adoptée par l’Union européenne en 1966, désormais « archaïque » selon le Président du Sénat. Un raisonnement qu’il applique aux sanctions mises en œuvre par les Etats-Unis : « il est temps de mettre fin aux sanctions qui ont existé pendant 50 ans. Le peuple cubain souffre ». Affaire(s) à suivre...
















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